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Les textes de la semaine : Chabbat SHOFTIM

Résumé de la Paracha SHOFTIM

Il faut nommer des juges et des officiers de police dans chaque cité. La justice devra être rendue sans corruption ni favoritisme. Les crimes seront l’objet d’investigations méticuleuses. Il faut deux témoins pour qu'un suspect soit reconnu coupable et qu’une sanction puisse être prononcée. Dans chaque génération, dit Moïse, certains se verront confier la charge d’interpréter et d’appliquer les lois de la Torah. « Selon la doctrine qu’ils t’enseigneront, selon la règle qu’ils t’indiqueront tu procéderas ; ne t’écarte de ce qu’ils t’auront dit ni à droite ni à gauche. » Les interdits relatifs à l’idolâtrie, à la sorcellerie, les lois régissant la nomination et la conduite d’un roi, les règles présidant à la création des « villes refuge » sont précisées. Les lois de la guerre sont aussi affirmées : l’exemption du jeune marié, de celui qui vient de construire sa maison, de planter une vigne ou qui est effrayé ; l’obligation de proposer la paix avant d’attaquer une ville ; l'interdiction de détruire arbitrairement quelque chose de valeur, illustrée par la loi interdisant d'abattre un arbre fruitier en faisant le siège d'une ville (dans ce contexte, la Torah énonce la célèbre sentence « Car l'homme est un arbre des champs »). La loi de la Eglah Aroufah décrit la procédure relative à un cadavre est trouvé dans un champ, car la responsabilité de la communauté est engagée non seulement au regard de ce qui est commis, mais aussi pour les actes qu’elle n’a pu empêcher.

 

Les quiz de la semaine

 

1. Pourquoi la Torah précise-t-elle qu’il faut consulter les juges « de cette époque » ?
2. Combien de rouleaux de Torah le roi doit-il écrire ?
3. Pourquoi la Torah ordonne-t-elle de donner au Cohen l’épaule, la mâchoire et l’estomac de toute bête abattue ?
4. À partir de quelle époque le service des Cohanim au temple fut-il instauré sur la base d’un tour de rôle (Michamarot) ?
5. Quelles catégories de faux prophètes sont-elles condamnées à mort ?

Commentaire de la Paracha SHOFTIM

Texte: Dévarim 16:18-21:9


Un roi d’Israël ne doit pas épouser « trop » de femmes. Rachi précise qu’il ne lui fallait pas dépasser le nombre de dix-huit femmes. À ce propos, Rabbi Yéhouda Shapira, écrit dans son livre « Généalogie des Tanaïm et Amoraïm » que Bar Kapara s’est marié avec douze femmes et qu’elles ont accepté de le nourrir pour qu’il consente à les épouser. Beaucoup de commentateurs s’étonnent de cette affirmation qui ne se trouve pas dans le talmud, d’autant plus surprenante qu’elle concerne un grand Tanna.
Rabbi Réouven Margaliot explique cela en rapportant un récit du Talmud de Jérusalem : « Douze de treize frères chacun marié à une femme moururent. Les douze veuves vinrent chez Rabbi (Yéhouda Hanassi) et lui demandèrent à ce que le treizième frère les prenne pour épouses. Celui-ci prétextant qu’il n’avait pas les moyens de toutes les nourrir, chacune d’elles accepta de le prendre en charge un mois par an. Ce dernier prétexta à nouveau : ‘que cela ne couvrirait pas le treizième mois de l’année bissextile ?’ Rabbi prit sur lui la responsabilité de le faire. Trois ans passèrent. Les douze femmes se rendirent chez Rabbi, chacune accompagnée de trois enfants (quarante-huit personnes au total). Elles demandèrent à son Chamach de lui transmettre que des enfants se trouvaient devant sa maison. Rabbi se pencha à la fenêtre et, apercevant tout ce monde, il leur demanda : ‘Que voulez-vous ?’ Elles lui répondirent : ‘La prise en charge du treizième mois’. Il leur donna tout ce qu’il fallait. » Le nom du mari n’est pas mentionné dans le Yérouchalmi, cependant, dans le Talmud Babli, Bar Kapara est d’avis qu’un homme ne doit pas faire le Yboume (prendre pour épouse la femme de son frère défunt), mais plutôt réaliser la ‘Halitsa (la libérer par un cérémonial). On peut donc en déduire que Bar Kapara était l’homme aux douze femmes. Il ne voulait pas faire le Yboume, jusqu’à ce que son Maître l’y oblige et lui règle le « petit » problème de la charge financière.

d’après  Arié GHOZLAND  www.thora-box.com    

 

Commentaire de la Haftara SHOFTIM

Texte: Anokhi Anokhi Isaïe 51:12-52:12


La haftara commence par « C’est moi, c’est moi qui vous consolerai, qui es-tu toi qui a peur d’hommes périssables, qui tout à l’heure seront de l’herbe ? ».
Le peuple d’Israël a peur des nations, il « tremble sans cesse, tous les jours ». Ces paroles sont hélas très actuelles et nous les ressentons tous les jours et depuis 2000 ans que dure notre exil ! D-ieu promet à son peuple qu’il lui apportera la consolation et le pardon après qu’Il aura vaincu tous ses ennemis. Dès ce moment-là, Israël ne connaîtra plus aucune crainte, si ce n’est la crainte du Tout Puissant. Isaïe continue en tançant le peuple « Réveille-toi, debout Jérusalem ». Mais Jérusalem est en désolation, « elle a bu jusqu’à la lie la coupe de la colère ». Mais D-ieu promet qu’il passera cette « coupe » à ses ennemis. Alors, Jérusalem se lèvera et « se parera de ses habits de fête ». Elle reprendra sa place parmi les nations. Et cela se produira comme par miracle, car « gratuitement vous avez été vendus et sans dépense d’argent vous serez rachetés ».
Les deux derniers versets annoncent la façon dont s’effectuera la Gueoula : « vous ne sortirez pas dans la précipitation et vous n’irez pas comme des fugitifs ; car Hachem ira devant vous, et le Dieu d’Israël sera votre arrière-garde ». Lors de la sortie d’Egypte nous trouvons la même expression : be-‘hipazon (« dans la précipitation »). Lors de la sortie d’Egypte, Hachem « est allé devant eux », ce qui veut dire qu’Il n’est pas allé « derrière eux ». L’Egypte était en effet remplie d’idoles, de sorte que Hachem n’y avait pas de place. Voilà pourquoi les enfants d’Israël sont sortis dans la précipitation, afin de hâter le moment où Il se révélerait enfin à eux. Mais aux temps messianiques, Il marchera « devant eux » ainsi qu’en « arrière-garde ». Marcher alors dans la précipitation serait comme s’enfuir de devant Lui. Pour sauver Israël, Hachem a dû quitter Sa résidence pour Se rendre dans le pays impur par excellence, l’Egypte. Aussi était-Il impatient d’en sortir, de sorte que les enfants d’Israël L’ont suivi en marchant dans la précipitation.

d’après le Rav Jacques Kohn (Zal)  www.techouvot.com      

 

Réponses aux quiz

1. V17 :9. Car il faut leur obéir même s’ils ne sont pas aussi éminents que ceux des époques précédentes.
2. V17 :18. Deux : un qu’il doit mettre sous coffre, et un autre qu’il transporte avec lui.
3. V18 :3. Tout cela en souvenir de l’acte salvateur de Pinhas, qui a arrêté l’épidémie et sauvé le peuple d’Israël : l’épaule car « il prit une lance dans sa main », la mâchoire car « Pinhas se leva et pria (Téhilim) », l’estomac car « il frappa la femme au flanc ».
4. V18 :8. Depuis le temps de Chmouel et David.
5. V 18 :20. Celui qui annonce une prophétie qu’il n’a pas entendue ou déjà dite par un autre prophète, ou au nom d’une idole.