Les textes de la semaine : Chabbat MATTOT-MAS'EI

Résumé de la Paracha MATTOT-MAS'EI

parachasummary


Moïse communique les lois régissant l’annulation des vœux aux chefs des Tribus d’Israël.
La guerre est engagée contre Midian pour leur participation au complot pour la destruction morale d’Israël.
La Torah fait un récit détaillé du butin recueilli et de sa distribution entre le peuple, les combattants, les Lévites et le Grand-Prêtre.
Les tribus de Réouven et de Gad (rejointes ensuite par la moitié de la tribu de Ménaché) demandent que leur part de la Terre Promise leur soit attribuée à l’est du Jourdain, s’agissant d’un pâturage de choix pour leurs troupeaux. Moïse, d’abord irrité par cette demande, l’accepte sous la condition que ces tribus participent – et mènent – d’abord à la conquête des terres à l’ouest du Jourdain.
Les quarante-deux étapes des enfants d’Israël depuis la sortie d’Égypte sont énumérées, depuis l’exode d’Égypte jusqu’aux plaines de Moab, sur le versant du fleuve faisant face à la terre de Canaan.
Les frontières de la Terre Promise sont indiquées et les villes de refuge sont désignées, qui serviront de lieu de protection et d’exil aux meurtriers involontaires. Les cinq filles de Tselof’had épousent des hommes de leur propre tribu (celle de Ménaché) afin d’y maintenir le territoire reçu en héritage de leur père.

Les quiz de la semaine


1. Ceux qui ont été recrutés pour aller combattre Midian, n’y allèrent pas de gaieté de cœur, pourquoi ?
2. Quels objets sacrés accompagnèrent les combattants pendant la bataille ?
3. Quel reproche fait-on aux tribus qui ont décidé de se fixer sur la rive est du Jourdain ?
4. Quelle était la longueur du campement dans le désert ?
5. Pour quelle raison la Thora détaille-t-elle les frontières du pays d’Israël ?
6. Lorsqu’un terrain passe par héritage d’une tribu à une autre, doit-il être restitué au Yovel ?

Commentaire de la Paracha MATTOT-MAS'EI

Texte: Bamidbar 30:2-36:13

paracha
Le mot matot, employé dans le sens de "tribu", signifie littéralement "bâtons".
L'autre mot employé pour désigner les tribus, chvatim, a comme sens littéral "branches".
Quelle différence y-a-t-il entre une branche et un bâton ?
La branche est encore reliée à sa nourriture, reçoit de la sève. Ceci lui confère une certaine souplesse et une plus grande résistance. Le bâton est par contre séparé de sa nourriture, ne reçoit pas de sève et devient ainsi beaucoup plus sec et cassant.

D'un point de vue spirituel, ceci peut être comparé à l'âme.
Telle qu'elle existe dans les mondes célestes, sa relation avec D.ieu, qui est la source de la vie, est concrète, tangible. Elle peut alors être comparée à la branche, qui se nourrit de la sève. Telle qu'elle existe par contre dans notre monde matériel, elle semble séparée de sa source, et nous rappelle plutôt le bâton qui ne reçoit pas la sève.

Et pourtant, il s'agit bien de la même âme. De fait, cette rigidité peut se révéler de manière négative ou positive. Elle peut se révéler comme "cassante"; c'est l'insensibilité à l'égard du spirituel, de la divinité qui investit la création et la fait exister.

Et elle peut au contraire se révéler comme une fermeté qui permet d'affronter les épreuves sans fléchir, d'observer la Torah et les mitsvot en dépit des défis que nous lance notre environnement.

Plus encore, celui qui s'implique dans un tel engagement acquiert une fermeté supérieure, car ces efforts le lient à l'essence de son âme, elle-même unie à D.ieu, qui est la source de toute vie.
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divers    

Commentaire de la Haftara MATTOT-MAS'EI

Texte: Chimôu. Jérémie 2:4-28,4:1:2

haftara
La Haftara de la paracha Massé est constituée, pour l’essentiel, par le deuxième chapitre du livre de Jérémie, et elle fait suite à celle (Jérémie 1, 1 et suivants) qui a été récitée la semaine d’avant.

Elle est la deuxième des trois haftaroth de-pour‘anoutha (« haftaroth de menaces ») que l’on récite entre les jeûnes du 17 Tamouz et du 9 Av.

Au verset : « Quand même tu te laverais avec du nitre et que tu userais en abondance de potasse, ton crime resterait ineffaçable devant moi, dit le Seigneur, Hachem » (2, 22), on a opposé : « Lave ton cœur de l’iniquité, Jérusalem, afin que tu sois sauvée… » (4, 14 – Hors haftara). Ce dernier verset offre en effet un espoir de pardon, tandis que notre haftara ne nous procure au contraire aucune perspective d’absolution.

De nombreux commentateurs ont proposé une manière de résoudre cette contradiction.

Selon le Malbim, les gens sont souvent persuadés qu’ils sont exempts de tout péché, alors qu’ils continuent d’offenser D.ieu , et que lorsqu’ils feignent de se repentir, ce n’est que « nitre et potasse » sans effet réel. C’est là le pire affront que l’on puisse Lui infliger, car le pécheur reste convaincu qu’il est pur, alors qu’il est loin de l’être. Cette situation est de celles qui empêchent tout repentir, car elle s’oppose à tout retour sur soi. Prendre au contraire conscience de ce problème et « laver son cœur de l’iniquité » constitue le premier pas vers une réconciliation avec D.ieu.

divers   

Réponses aux quiz

1.V31 :15. Ils savaient qu’à l’issue de la guerre, Moïse devait mourir, ils ont voulu retarder la guerre pour retarder la mort de Moïse.
2. V31 :6. L’arche (Aron) et le fronteau (Tsits).
3. V32 :16. Ils ont déclaré : « Nous construirons des bergeries pour nos troupeaux et des villes pour nos enfants ». Ils ont accordé la priorité à leurs biens plutôt qu’à leurs enfants.
4. V33 :49. 12 « mile » ou 24.000 coudées (soit environ 12 Km).
5. V34 :2. Parce que certaines Mitsvots ne s’appliquent qu’à l’intérieur de ces frontières.
6. V36 :4. Non il reste la possession de la personne qui l’a hérité.