Les textes de la semaine : Chabbat LEKH-LEKHA

Résumé de la Paracha LEKH-LEKHA

parachasummary


Abram quitte sa demeure natale et se dirige vers le pays qui verra la grandeur du peuple formé par ses descendants. Or, une famine survient en Canaan qui l’oblige à chercher un refuge provisoire en Egypte. Une "ruse de guerre " préserve sa femme de la cupidité du Pharaon. De retour dans le pays, une dispute s’élève entre les pasteurs des troupeaux d’Abram et ceux de Loth, son neveu. Ce dernier préfère se séparer de son oncle, et choisit la riche contrée de Sodome pour y faire paître ses moutons. Dans une guerre entre roitelets du Sud, Loth risque d’être emmené en captivité, il est sauvé par la prompte intervention d’Abram. Dans une vision nocturne, D.ieu annonce à Abram une postérité innombrable. Une alliance solennelle conclut le pacte entre D.ieu et son premier serviteur.
Désespérant de voir enfanter son épouse, Abram accepte sa proposition et prend une concubine, Hagar, qui lui donne un fils, Ismael. La circoncision concrétise alors l’alliance déjà annoncée et Abram, devenu Abraham, s’y soumet à l’âge de 99 ans. Ismael, son fils, était âgé de 13 ans lorsqu’il reçut, lui aussi, le signe de l’alliance.

Les quiz de la semaine

1. Que signifie « toutes les familles de la terre seront bénies par toi »?
2. Qui était Amrafel ?
3. Pourquoi Abrahal a-t-il donné le Maaser (la dîme) à MalkiTsedek?
4. À partir de quel évènement sont décomptées les 400 ans d’exil ?
5. Que signifie la promesse faite par D. à Abraham « Et tu rejoindras tes ancêtres en paix » ?
6. Comment D. accomplit-il la promesse faite à Abraham « Et tu seras enterré après une bonne vieillesse »?
7. Qui était le père de Hagar ?

Commentaire de la Paracha LEKH-LEKHA

Texte: Béréchit 12:1-17:27

paracha
A un âge déjà avancé, Abram reçoit un message de D.ieu lui annonçant une descendance nombreuse qui héritera de son alliance avec D.ieu. En justification de cette promesse, La torah indique simplement (gen 15.6) : « il eut foi en l’Éternel, et l’Éternel le mit a son credit ». Dans cette phrase ambigüe s’oppose la richesse et la complexité de la foi biblique à la fragilité de la foi contemporaine :
Pour la plupart des croyants, la foi implique l’acceptation mentale d’un certain nombre d’allégations. Elle nécessite avant tout une absence de doute. La vrai foi sous entend une volonté de “ne pas trop réfléchir”, d’ignorer les questions difficiles que soulève inévitablement la vie. Et en conséquence, lorsque ces questions finissent par émerger elles conduisent souvent à la destruction de cette foi d’apparence.
L’interprétation rabbinique de la notion de foi est toute autre. Abram nous est dépeint comme un homme rempli de tensions et de doutes. En aucun cas il n’apparait comme quelqu’un jouissant d’une tranquillité d’esprit. Notre paracha le révèle au contraire comme un être anxieux, soucieux de son absence de descendance, de l’état de son alliance avec D.ieu ou de ses relations avec ses voisins. Et au milieu de toutes ces luttes, Abram dialogue avec D.ieu et il en vient à comprendre que la foi n’est pas l’acceptation passive d’une idée ni l’élimination docile du doute. La foi juive résulte au contraire d’une volonté de faire confiance, en dépit de ses doutes et malgré ses tensions. La foi est confiance, et l’interprétation la plus simple du verset ci-dessus est que Dieu « a mis la confiance d’ Abram à son crédit ». Cela indique la volonté d’Abram de faire confiance à D.ieu mais aussi la volonté de D.ieu de lui faire confiance. Le judaïsme insiste sur cette notion de foi basée sur la confiance qui se prouve non par des mots mais par des actes.

d’après  Rabbi Bradley Shavit Artson  http://www.myjewishlearning.com  

Commentaire de la Haftara LEKH-LEKHA

Texte: Lama Tomar. Isaïe 40:27:41:16

haftara
La haftara de cette semaine a probablement été choisie pour accompagner la paracha Lekh Lekha sur la base de l’association qu’a faite le midrach entre le personnage d’Abraham et le verset « Qui a fait lever de l'Orient celui dont la justice rencontre les pas ? Qui lui a livré les nations et lui a soumis les rois ». Or ce verset fait probablement référence au roi perse Cyrus qui triompha des babyloniens, libérant ainsi la Judée de leur joug.
C’est un peu plus loin dans ce paragraphe qu’Isaïe semble libérer D.ieu des contraintes temporelles : « Celui qui annonce les générations depuis le commencement ». Quelle est donc la signification de ce verset ?
Selon le professeur Shalom Paul, cela signifie que D.ieu fait connaitre à l’avance ce qui va arriver. Il annonce les périodes et les événements à chaque génération tout comme il annonce dans ce passage l’émergence du roi Cyrus. Selon cette vision, D.ieu est libre des contraintes d’événement et de temps car il a déterminé le cours des choses à l’avance.
Dans la Michna, Rabbi Akiva applique ce verset aux choses de l’existence humaine qui semblent déterminées : « Le père transmet a son fils son apparence physique, sa force et sa sagesse ainsi que le nombre des générations restant jusqu'à la fin des temps car il est dit « il annonce les générations depuis le commencement » »
Tant la prophétie d’Isaïe que son interprétation par rabbi Akiva présentent D.ieu comme le grand ordonnateur des petits et grands événements de ce monde. Ce point de vue soulève pourtant un autre problème théologique qui fera couler beaucoup d’encre: celui de la place du libre arbitre. Rabbi Akiva aborde cette question d’une manière apparemment contradictoire en affirmant « Tout est déjà prévu et le libre arbitre est donné », ce qui montre que dans notre religion toutes les questions n’ont pas toujours une réponse simple….

d’après Rabbi Mordechai (Mitchell) Silverstein, http://www.uscj.org.il/commentaries/

Réponses aux quiz

1. V 12 :3. Quelqu’un qui veut bénir son fils dira « que tu sois comme Abraham ».
2. V 14 :1. Nimrod, la thora l’appelle Amrafel car il a dit (à Abraham) tombe (dans la fournaise) (Amar Fel).
3. V 14 :20. Car il était cohen
4. V 15 :13. A partir de la naissance d’Itshak.
5. V 15 :15. Que son père Térah fera Tchouva et deviendra un juste.
6. V 15 :15. Abraham mourut après qu’Ichmael fit tchouva et avant que Essav ne devint un Rachaa.
7. V 15 :15. Pharaon