Les textes de la semaine : Chabbat TZAV-CHABBAT HAGADOL

Résumé de la Paracha TZAV-CHABBAT HAGADOL

D.ieu demande à Moïse de transmettre à Aaron et ses enfants les droits et devoirs liés à la charge de la prêtrise qu’ils exercent en offrant les sacrifices dans le Tabernacle.

Le feu devait brûler sur l’autel extérieur en permanence. C’est sur cet autel qu’étaient brûlés :

1. Les sacrifices holocaustes (brûlés en entier)

2. Les graisses des sacrifices de paix (« Chélamim »), des sacrifices expiatoires (hatat), et de culpabilité (« Acham »)

3. Une pleine poignée des offrandes à base de farine (« Min’ha »)

Les prêtres consommaient la viande des sacrifices de paix, expiatoires et de culpabilité. Ils consommaient aussi le reste des offrandes à base de farine. Le sacrifice de paix était consommé par celui qui l’offrait, excepté certaines parties qui revenaient au Cohen. Toutes ces parties devaient être consommées par des personnes n’ayant pas contracté d’impureté rituelle (par contact d’un cadavre par exemple), dans un lieu saint, et dans une période de temps bien définie.

La fin de la Paracha nous raconte comment Aaron et ses fils restent dans le Tabernacle pendant sept jours durant lesquels Moïse les intronise en tant que Grand Prêtre (« Cohen Gadol ») et prêtres (« Cohen ») respectivement.

 

Les quiz de la semaine

 

1. Le cohen, pendant son service doit porter 4 vêtements (8) pour le cohen gadol. Peut-il porter des sous-vêtements ?
2. À quelle fréquence les cendres qui s’amoncellent 1) sur l’autel et 2) au pied de l’autel doivent être débarrassées?
3. Quelles sont les 3 formes de cuisson citées dans la thora pour le sacrifice d’intronisation de Aharon et de ses fils ?
4. Quelle différence y a-t-il entre un ustensile de cuivre et un ustensile en terre concernant le processus de cachérisation (= faire disparaître le goût imprégné dans l’ustensile) ?
5. Quelles sont les 4 circonstances pour lesquelles on apporte un korban Toda?

Commentaire de la Paracha TZAV-CHABBAT HAGADOL

Texte: Vayikra 6:1-8:36


Les premiers mots qu’on nous apprend à dire le matin au réveil sont « Modeh(Modah) ani » : « je rends grâce ». Notez qu’en hébreu l’ordre des mots est inversé de sorte que le « merci » précède le « je ». Nous remercions avant même de réfléchir. Des études scientifiques récentes montrent que la pratique systématique du remerciement, en plus d’embellir la vie, conserve la santé.
La source du commandement de « rendre grâce » se trouve dans la Paracha de cette semaine : Parmi les sacrifices qui y sont détaillés, il y a le « Korban Todah » : le sacrifice de reconnaissance qui doit s’accompagner de gâteaux azymes pétris à l'huile, de galettes azymes ointes d'huile, et de fleur de farine. Ce qui s’exprimait dans ce sacrifice de gratitude, c’est la prise de conscience qu’au-delà des acteurs humains qui nous apportent le bien (un médecin qui nous guérit, un chauffeur qui nous conduit à bon port…), il y a une force plus grande, qui déplace, telle une main invisible, les pièces de l’échiquier. C’est cette âme de l’univers, ce « vous » divin que nous voulons remercier d’avoir pensé à nous.
Une étude scientifique qui date du début des années 1990, connue sous le nom de « l’étude des nonnes » montre les bienfaits d’une attitude positive et reconnaissante. L’étude portait sur un échantillon de 700 nonnes d’un couvent âgées de 75 à 102 ans. Les chercheurs ont analysé le document de biographie et de motivation que chacune avait dû écrire lors de son admission quelques 60 ans auparavant. L’étude a révélé que celles qui avaient dans ce document exprimé des sentiments positifs ainsi que de la gratitude étaient celles qui étaient le plus susceptibles d’être en vie et en bonne santé au moment de l’étude.
Il semble donc que la tendance à remercier soit bénéfique autant pour le corps que pour l’âme. Plus nous remercions pour le bien que nous recevons, plus nous découvrons du bien qui mérite d’être célébré.
En ces temps incertains, fuyons la tentation d’accorder plus d’attention au mauvais qu’au bon. Ne perdons pas une occasion de reconnaitre le moindre bienfait qui nous échoit, le moindre péril auquel nous avons échappé, et remercions D.ieu encore et encore pour cela.

d’après Rabbi Sacks  http://www. http://rabbisacks.org

 

Commentaire de la Haftara TZAV-CHABBAT HAGADOL

Texte: Véarva Malachie 3:4-24


Véarva Malachie (4-24)
La haftara pour Shabbat HaGadol (Le Grand Shabbat) - le Shabbat qui précède Pessa'h est issue du dernier des Prophètes Mineurs : Malachie.
Son message, de nature messianique, a été prêché au cours de la période du Second Temple.
Malachie aspirait à un monde parfait, à une société guérie de ses maux. Il était parfaitement conscient des imperfections de cette société, qui ressemblaient fort, par ailleurs aux imperfections de la nôtre. Le verset suivant pourrait figurer sans grande modification dans l’éditorial d’un journal actuel : « Et je m’approcherai de vous pour le jugement, et sans retard je me porterai témoin contre les enchanteurs, contre les adultères, contre ceux qui jurent faussement, contre ceux qui extorquent à l’ouvrier son salaire, [qui oppriment] la veuve et l’orphelin, qui font tort à l’étranger » (3 :5)
Resh Lakish, un sage talmudique (Israël 4eme siècle) a été frappé par la manière dont ce versé est formulé. Cela l’a inspiré pour affirmer qu’opprimer l’étranger ou le converti équivaut à opprimer D.ieu.
La religion nous pousse à surmonter nos instincts animaux. Nous nous méfions de l’étranger pour une raison évidente : étant différent de nous, il peut constituer pour nous une menace.
La tradition religieuse nous enseigne de traiter équitablement et avec bonté même ceux que nous ne considérons pas comme des proches. D.ieu nous rappelle que les étrangers sont aussi ses créatures.
C’est pourquoi il est bon de retenir le message simple et concis de Resh Lakish : « Se détourner de l’étranger c’est se détourner de D.ieu ».

d’après Rabbi Mordechai (Mitchell) Silverstein, http://www.uscj.org.il/commentaries/  

 

Réponses aux quiz

1.V6:3. Non. La thora nous dit « Al bessaro » les vêtements doivent être mis sur sa peau.
2.V6:4. 1) 1 fois par jour 2) Autant que nécessaire.
3.V6:14. Cuisson par ébullition, au four et par friture.
4.V6:21. Un ustensile de cuivre peut être cachérisé par décapage et rinçage, un ustensile en terre ne peut être cachériser (il faut le détruire).
5.V7:12. 1) au retour d’un voyage en mer, 2) au retour d’une traversée du désert, 3) à la libération de prison, 4) au sortir d’une maladie. Aujourd’hui, nous faisons le Bircat Hagomel dans ces mêmes circonstances.