Résumé de la Paracha KORAH
Kora’h incite à la révolte, contestant la primauté de Moïse et que la prêtrise ait été confiée à Aaron. Il est accompagné par deux vieux ennemis de Moïse : Dathan et Abiram.
A eux se sont joints 250 membres distingués de la communauté, qui offrent le Ketoret (l’encens consacré) voulant ainsi prouver qu’ils seraient dignes de la prêtrise. Mais la terre s’ouvre et engloutit les mutins. Un feu consume ceux qui ont voulu offrir l’encens.
Une plaie s’ensuit : Aaron l’arrête en offrant le Ketoret. Son bâton fleurit miraculeusement et produit des amandes. C’est la preuve que sa désignation comme Grand Prêtre relève d’un ordre divin.
D.ieu commande qu’une teroumah, un prélèvement, soit opérée au profit des prêtres sur chaque récolte de grain, d’huile et de vin, sur les premiers-nés du bétail et que des cadeaux particuliers leurs soient donnés.
Les quiz de la semaine
1. Quelle est la motivation de Korah ?
2.. Quel est l’avertissement donné par Moché aux rebelles concernant l’encens ?
3.. Quels pays sont-ils désignés comme « terre où coulent le lait et le miel » ?
4.. À partir de quel âge un homme est-il redevable de ses actes devant D-ieu ?
5.. Pourquoi le bâton de Aharon fut-il placé au milieu des autres bâtons ?
6.. Pourquoi l’alliance de D-ieu avec les cohanim est-elle désignée par l’expression « Alliance de sel » ?
Commentaire de la Paracha KORAH
Texte: Bamidbar 16:1-18:32

Notre Paracha, relate l’histoire du bâton d’Aaron qui fleurit : Apres la rébellion de Kora’h D.ieu ordonna à Moïse :« Prends… un bâton de chaque chef (de tribu)… chacun écrira son nom sur son bâton… Ecris le nom d’Aaron sur le bâton de Lévi… et l’homme que Je choisirai verra son bâton fleurir »
Le jour suivant le bâton d’Aaron était en fleurs.
Dans un discours en 1991, le Rabbi Loubavitch cita cette histoire comme un exemple classique d'un « miracle naturel » : D.ieu ne fit pas seulement en sorte que des amandes apparaissent sur le bâton d’Aaron, mais Il stimula tout le processus de l’éclosion, de l’apparition et de la maturation du fruit. Et toutes les phases de celui-ci défiaient les lois de la nature et ses restrictions, tout en se conformant aux phases naturelles par lesquelles passe la croissance de l’amande.
Il existe dit le Rabbi deux types de miracles :
1. le miracle qui renverse et déplace les normes naturelles, créant une réalité complètement opposée aux lois de la nature.
2. le miracle naturel, pas moins « impossible » selon les normes naturelles, et donc preuve de la main de D.ieu, mais qui a lieu dans le cadre de phénomènes naturels.
A première vue, il peut sembler que le « besoin » du miracle naturel de se servir des processus naturels en fait moins un miracle. En réalité, un miracle qui agit par la nature est encore plus « miraculeux » qu’un miracle qui la dépasse : Un changement soudain, bouleversant ne transforme pas la nature : il la dépasse. Mais un miracle intégré dans les œuvres de la nature, non seulement la dépasse mais élève la nature elle-même. Un miracle surnaturel libère, la personne qui le vit, de l’ordre naturel. Un miracle naturel libère la substance de la nature elle-même
d’après www.habad.org
Commentaire de la Haftara KORAH
Texte: Vayomer Chmouel. Chmouel I 11:14 - 12:22

Vayomer Chmouel. Chmouel I 11:14 - 12:22
La Haftara de cette semaine commence par le couronnement de Saül qui devient premier roi d'Israël. A cette occasion, le prophète SAMUEL invite tout le peuple à la proclamation solennelle de la royauté. Ce faisant, il tient surtout à bien spécifier que c’est D.ieu qui serait toujours le véritable roi, à qui, aussi bien Saül que tous les sujets du royaume doivent toujours rester soumis.
Il est curieux de noter le désintéressement et la noblesse avec laquelle Samuel, se retire de la direction spirituelle d’Israël : la royauté est instaurée à la suite de la contestation dont il fut l’objet. Il a la grandeur de s’effacer devant le nouveau roi malgré ses réticences initiales.
La tradition nous apprend que ce prophète était en réalité un descendant du fameux Kora’h dont l’histoire est racontée dans la Paracha de cette semaine.
Samuel avait utilement compris ce que signifie la notion de « YIRATH CHAMAYIM - la crainte de D.ieu », acquise au travers de toute une existence au service exclusif de son Créateur, exhortant sans relâche son peuple à faire de même.
Pour Israël, il n’y a pas d’autre voie que celle consistant à suivre D.ieu, à accomplir Ses préceptes. C’est le lien qui nous unit à notre Créateur qui nous permet de réaliser notre destinée. En contrepartie, D.ieu ne saurait manquer de nous favoriser, conformément à la promesse énoncée au verset 22 : « Le Seigneur ne réprouvera pas Son peuple, pour l’honneur de Son grand nom. »
Cette vision de Samuel s’oppose à celle de Kora’h laissant chacun libre de définir sa propre conception du service de D.ieu, tout comme s’opposent le destin et la fin de ces deux personnages
d’après sources diverses
Réponses aux quiz
1. V16 :1. Il était jaloux d’Elitsafan ben Ouziel qui avait été nommé à sa place en tant que chef des Kéhatim.
2.. V16 :6. Seule une personne survivrait et ce fut On ben Pelet.
3.. V16 :12. L’Egypte et Canaan.
4.. V.16 :27. A partir de 20 ans.
5.. V.17 :21. Afin que les enfants d’Israël ne prétendent pas qu’il a fleuri parce qu’il était plus proche de la Chékhina.
6.. .18 :19. Car de même que le sel ne disparaît pas quand on le dissout dans l’eau, ainsi l’alliance, entre D-ieu et les descendants de Aharon ne disparaîtra pas.

