Résumé de la Paracha CHABBAT HOL HAMOED PESSAH
Les nombres dans le SEDER.
Il est probable que les chants de EHAD MI YODEA et HAD GADIYA contiennent beaucoup de sagesse mais elles ont été écrites sous la forme d'énigmes et de métaphores afin de garder les enfants éveillés. En effet beaucoup de nombres rythment le seder
Nous faisons le Seder en l'honneur de l'Un (D.) 2 objets cuits sur le plateau du Seder. 3 Matsot. 4 tasses de vin. 5 articles sur le plateau de Seder selon la coutume du Gaon de Vilna: Maror, Haroset, Matsa et deux objets cuits. 6 Berakhot sur le vin : Hagefen quatre fois, plus Kidouch et Cheheh’ianou. 7 bénédictions avant la Matsa [3 bénédictions de Kidouch, Ha'adama, Ga'al Israel, le second Al Netilat Yadayim et Hamotsi] 8 sections de Hallel, 6 dans "Hallel Ha'mitzri" 1 dans Hallel Ha'gadol ["Hodou. . . Ki léôlam Hasdo "], et " Nichmat Kol Haï". 9 expressions de louange dans le paragraphe commençant "Le'fikhakh". 10 Makkot. 11 bénédictions récitées sur la nourriture : Hagefen quatre fois, Haadama, Hamotsi, quatre bénédictions à Birkat Hamazon et la bénédiction après la dernière coupe de vin. [Cela n'inclut pas les bénédictions d'Al Akhilat Matsa et Al Akhilat Maror, qui ne sont pas des bénédictions sur la nourriture, mais plutôt des bénédictions sur les Mitzvot.] 12 Mitzvot réalisées pendant Seder : quatre tasses de vin, Harosset, Karpas, deux lavages des mains, les bénédictions de Hamotsi, Al Akhilat Matsa et Al Akhilat Maror et Korékh.
13 Treize Mitsvot réalisées pendant le Seder si on tient compte du récit de la Hagada.
(D’après « Haggadah Shel Pesach Tavlin L'mitzvah »
Les quiz de la semaine
1. Quels premiers-nés ont été épargnés par cette plaie parmi les Egyptiens ?
2. Pourquoi verse-t-on du vin à l'énoncé des plaies lors de la lecture de la haggada ?
3. Qu'est devenu le bâton de Moïse après sa mort ?
4. Quel était le rythme de travail des juifs en Egypte ?
Commentaire de la Paracha CHABBAT HOL HAMOED PESSAH
Texte: Chemot 33:12-34:26

Pourquoi manger des herbes amères ?
Le maître hassidique, Rabbi Yéhouda Aryé Leib de Ger (1847-1905), dans son commentaire intitulé Sefat Emet (Pessah 1873) cite une question soulevé par son grand-père, Rabbi Its’hak Méïr de Ger, également connu sous le titre de son œuvre principal ‘Hidouché Harim’ : pourquoi mangeons-nous des herbes amères le soir du Séder ? Et de répondre : « Ressentir la douleur et l’amertume est en fait un signe de rédemption. Le simple fait de ressentir l’amertume constitue en soi la première lueur de la liberté ; car le plus abject degré d’esclavage est d’être si accoutumé à sa condition que l’on en vient à s’y conforter ».
Le rav Kook interprète la signification du maror, les herbes amères, d’une manière similaire : il existe un danger qu’un esclave devienne si accoutumé à sa condition qu’il préfère ne pas recouvrer sa liberté. Mais ce ne fut guère le cas de nos ancêtres. Nous Juifs ressentîmes l’amertume — nous savions que ce n’était pas la vie qui nous était destinée. Nous savions que nous étions issus d’un héritage sacré et que nous étions des « princes de Dieu ».
Si elle est incontestablement un rappel de l’amertume de nos vies d’esclaves, la consommation du Maror au Séder devrait aussi être perçue comme le signe d’une qualité spéciale que nous possédions. Nous avons toujours réussi à maintenir notre dignité et nous avons toujours été conscients du caractère unique de notre peuple. Nous avons « heureusement » senti le goût de l’amertume et avons su que nous étions destinés à mener des existences nobles et dignes
d’après Rabbi Shlomo Katz www.torah.org
Commentaire de la Haftara CHABBAT HOL HAMOED PESSAH
Texte: Hayta Alay - Ezékiel 37:1-15

« S’Il nous avait conduits au Sinaï sans nous donner Sa Torah, cela nous aurait suffi ! » Comme le souligne, le maître hassidique Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev, cette exclamation contenue dans « Dayénou » est surprenante. Quel intérêt y-a-t-il d’aller au Sinaï si ce n’est pour y recevoir la Torah ? En fait, réunies au pied du Sinaï, toutes les personnes présentes s’ouvrirent si sincèrement et si profondément à Dieu et à la Torah qu’elles furent à même de découvrir que la Torah, la volonté de Dieu, était d’ores et déjà inculquée dans leur cœur et leur esprit. Chacun d’entre nous contient la Torah en lui, dit Rabbi Lévi Itshak de Berditchev, mais les occupations de la vie nous empêchent d’être à l’écoute de notre nature profonde. Le seul fait d’arriver au Sinaï et d’écarter toutes les préoccupations matérielles afin d’entendre la parole de Dieu suffit à provoquer cette découverte.
Briser la Matsa, un symbole de partage. Au cours du Séder, nous brisons la Matsa en deux pour symboliser le pain de la misère que les esclaves juifs mangeaient en Égypte. L’une des explications classiques est que le pauvre, qui ignore d’où lui viendra son prochain repas, prélève un morceau de sa pitance pour le garder pour plus tard. Mais le rabbin Joseph Soloveïtchik offre une autre interprétation, Les Hébreux ne furent pas tous soumis au même degré d’esclavage. Certains vécurent dans des conditions plus supportables, d’autres dans des conditions plus pénibles. D’ailleurs, selon nos Sages, la tribu de Lévi ne fut jamais asservie. Ceci laisse entendre que certains de nos ancêtres avaient de la nourriture, tandis que d’autres non. Les mieux nantis brisaient leur pain et le partageaient avec leurs frères nécessiteux. D’où l’expression « le pain du pauvre ». Cette idée est symbolisée par l’acte de briser la Matsa en deux, la quatrième étape du Séder appelée Yahats. Quand nous brisons la Matsa à l’instar de nos ancêtres, il s’agit d’un symbole de ‘hessed incarnant la bonté et la solidarité des Juifs envers leurs coreligionnaires, leurs frères et leurs sœurs, même dans les conditions les plus difficiles.
d’après le rabbin Aaron Goldscheide www.aish.fr
Réponses aux quiz
1. Pharaon, et c'est pour cela qu'il demande à Moïse de prier pour lui. D voulait qu'il assiste en direct à la destruction de son armée dans la Mer Rouge. Batia, la fille première-née de Pharaon, pour le mérite d'avoir sauvé Moïse.
2. Parce ce que nous ne devons pas nous réjouir de la souffrance de nos ennemis (on "gâche du vin"). De même, on ne récite pas le Hallel complet le 7° jour de Pessah car c'est le jour où les Egyptiens ont été engloutis dans la Mer Rouge. A chaque plaie le nombre d'Egyptiens diminuait, comme le vin dans la coupe.
3. Il a été mis de côté pour le roi David, puis a été transmis à tous les rois de Judah. Le Machiah le récupérera et détruira avec les ennemis d'Israel.
4. A l'origine, ils travaillaient 7 jours sur 7 et étaient appelés à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. C'est Moïse, jeune prince d'Egypte, qui convainquit Pharaon de leur accorder un jour de repos par semaine pour augmenter leur productivité. Il choisit bien entendu le Chabbat !

