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Les textes de la semaine : Chabbat EKEV

Résumé de la Paracha EKEV

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Dans la paracha de Ekev, Moïse poursuit ses admonestations : il promet aux Enfants d’Israël que, s’ils accomplissent les commandements de la Torah, ils connaîtront la prospérité sur la Terre dont ils s’apprêtent à prendre possession, conformément au serment fait par D.ieu à leurs ancêtres. Il rappelle aussi les manquements de la première génération constituée en peuple : le veau d’or, la rébellion de Kora’h, la faute des espions, leurs accès de colère contre D.ieu à Taveirah, Massah et Kivrot Hataavah. Mais il souligne aussi la bienveillance divine, le pardon des fautes et les Secondes Tables de la Loi données après leur repentance. Les 40 années passées dans le désert, ajoute-t-il, des années pendant lesquelles chacun fut nourri par la manne venue du ciel, leur ont enseigné que « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais l'homme vit par la parole émise de la bouche de D.ieu ». Moïse décrit la terre d’Israël comme un pays « ruisselant de lait et de miel », béni par les « Sept Espèces » (le blé, l’orge, le raisin, la figue, la grenade, l’huile d’olive et la datte), le lieu où s’exerce, par excellence, la Providence de D.ieu dans Son monde. Il commande au peuple de détruire les idoles des anciens maîtres de la terre et de ne pas se laisser gagner par un sentiment d’arrogance qui lui ferait croire que « ma puissance et la force de mes mains m’ont apporté cette richesse ».

Les quiz de la semaine


1. Que sont « les merveilles, la forte main et le bras étendu » dont parle la paracha ?
2. Lorsqu’un groupe de personnes réalisent une mitsva à qui est attribuée la mitsva ?
3. Comment le peuple d’Israël a-t-il fait sa lessive dans le désert ?
4. Combien de jours Moïse passa-t-il au haut du Mont Sinaï au total ?
5. Pourquoi la tribu de Lévi fut-elle choisie par D-ieu pour constituer un peuple de prêtre ?

Commentaire de la Paracha EKEV

Texte: Dévarim 7:12-11:25

paracha
Moise rappelle que pendant les quarante années de leur séjour dans le désert, nos ancêtres ont été redevables de leur nourriture à D.ieu qui leur fournissait la manne. C'est grâce à sa bienveillance et à sa sollicitude qu'ils avaient pu manger normalement et à leur faim sur ces terres arides. Chaque matin ils avaient senti, en allant recueillir sous la rosée la nourriture céleste, que c'était bien l'Eternel qui la leur avait préparée. Journellement ils avaient eu de la sorte l'occasion de lui exprimer leur reconnaissance.
Cependant, en Canaan, sur une terre de culture il leur faudra tirer leur nourriture de la terre de leur effort personnel. Certes "ils ne manqueront de rien", dit l'Eternel, car le pays est arrosé, fertile, produisant de riches récoltes. Mais ils ne pourront en profiter que dans la mesure où ils travailleront la terre. II ne pourra plus être question de " cueillir la manne ". Cette nouvelle situation recelait un danger contre lequel Moise tient à mettre en garde les enfants d'Israël. Il se peut que, dans ces conditions, ils en arrivent à " oublier D.ieu " et à se dire : " C'est ma propre force, c'est le travail de mes bras, qui m'a valu toute cette richesse ". Il se peut qu'ils s'attribuent à eux-mêmes toutes leurs réussites et en arrivent à méconnaître la part de D.ieu dans le résultat de leurs efforts. Aussi, Moïse tient-il à signaler que, même lorsqu'il peut sembler que D.ieu n'intervient pas directement, il est en vérité à nos côtés pour nous faire prospérer et réussir. II est donc indiqué que nous tenions à l'en remercier. On a trop tendance à croire qu'il est normal que chaque être vivant trouve sa part quotidienne de nourriture. II devrait certes en être ainsi, mais malheureusement ce n'est pas le cas et le nombre d’hommes affamés - et qui meurent de faim ! - à travers le monde est extrêmement grand. Nombreux sont ceux qui, malgré un travail dur et pénible, n'arrivent pas à manger convenablement ni à nourrir leur famille.
Si nous avons le bonheur de manger à notre faim, sachons ne pas oublier celui qui nous a permis de nous rassasier et prions et agissons pour que de moins en moins d'hommes soient tiraillés par la faim. .

d’après le rabbin Jean Schwartz http://www.lamed.fr/

Commentaire de la Haftara EKEV

Texte: Vatomer Tsion Isaïe 49:14-51:3

haftara
Vatomer Tsion Isaïe 49:14-51:3
Différemment de la précédente haftara de consolation, celle-ci est située à un point beaucoup plus avancé, à la fois en ce qui concerne la chronologie de l'exil et le progrès spirituel. Le peuple d'Israël ne subit plus le choc de l'exil et n'est plus abasourdi, mais réagit à la nouvelle situation créée. Le dialogue présenté dans notre haftara traite non pas du choc et de la douleur causés par la déportation mais de la durée de l'exil. La conclusion selon laquelle Dieu a oublié son peuple que le prophète met dans sa bouche découle de la longueur et de la signification de l'exil. L'argument selon lequel il a été abandonné et oublié ("Mais Sion a dit: Le Seigneur m'a abandonné et mon Seigneur m'a oublié") exprime le sentiment de la disparition à long terme et de l'absence continue de Dieu.
La réponse du prophète qui console le peuple au nom de Dieu adopte une double tactique. Tout d'abord, la réponse immédiate implique une promesse que la rédemption arrivera rapidement et que l'exil va bientôt prendre fin:
« Tes enfants se dépêchent; tes destructeurs et ceux qui t'ont fait perdre se sont éloignés de toi. Lève les yeux autour de toi et vois: tous se rassemblent et viennent à toi… »
Ensuite, le prophète présente la relation entre Israël et Dieu et démontre qu'elle n'a pas été distendue, mais qu'elle continue et continuera d'exister à long terme.
Le prophète ne nous informe pas de la raison donnée par Israël pour leur sentiment d'abandon. Ce sentiment existentiel que la longueur de l'exil atteste qu’ils ont été oubliés, (à D. ne plaise !) est enraciné dans une certaine compréhension de la relation entre Israël et Dieu, qui s’articule autour du concept de Maître à serviteur. Cette conception peut laisser la place à un éventuel abandon de l’esclave pas son maître. Mais cette forme de la relation n’est vraie que vu par le serviteur. Dans la perspective du Maître (D.ieu) cette relation est partie intégrante du projet de la création et ne saurait être remise en cause.

d’après Harav Mosheh Lichtenstein, https://www.etzion.org.il  

Réponses aux quiz

1. V 7 :19. Les plaies, la peste et la mort des premiers-nés (voir la hagada de pessah).
2. V 8 :1. Au dernier d’entre eux, celui qui la termine.
3. V .8.4 Les nuages de gloire lavaient et repassaient leur svêtements.
4. V .9 :18 120 jours. Une première série de 40 jours pour les premières tables du 7 Sivan au 17 Tammouz, une seconde pour obtenir le pardon pour la faute du veau d’or du 18 tammouz au 29 av et une troisième pour les deuxièmes tables du 30 av au 10 tichri, jour de kippour qui a de ce fait été institué comme jour de pardon.
5. V 10 :8. Car ils n’avaient pas participé à la faute du veau d’or.