Résumé de la Paracha HUKKAT-BALAK
D.ieu prescrit à Moïse et à Aaron le "décret de la Torah" de fabriquer une eau purificatrice à partir des cendres d'une vache rousse.
Myriam meurt, et le peuple manque rapidement d'eau. Moïse en fait jaillir en frappant un rocher, alors que D.ieu lui avait dit de lui parler. Pour cela, lui et Aaron n'entreront pas dans la terre promise. Le peuple se met en route vers la terre d'Israël, mais les Édomites leur en refusent l'entrée et les forcent a faire un détour. Aaron meurt et le peuple se révolte à nouveau. D.ieu envoie contre eux des serpents, et les guérit de leur morsure grâce au Nehoushtan, un serpent d'airain. Les enfants d'Israël demandent à traverser pacifiquement le pays des Amoréens, mais ceux-ci le leur refusent, et leur déclarent la guerre, avant d'être vaincus.
Balaq ben Tzippor, roi de Moab, convoque Bilaam, un Gentil, afin qu'il maudisse Israël. Celui-ci accepte, mais D.ieu lui fait savoir, par l'intermédiaire de son ânesse, qu’il s'oppose à ses desseins, et le contraint à bénir Israël. Bilaam et Balaq tentent tout de même, en vain, de se concilier les faveurs de D.ieu avec des sacrifices. Les trois tentatives de Bilaam de maudire les enfants d'Israël se transforment en bénédictions, au grand dam de Balaq qui congédie le prophète.
Les femmes étrangères poussent les enfants d'Israël à l'idolâtrie, et la peste frappe le camp israélite. Zimri, un prince de la tribu de Simon, couche avec une Midianite; Pin'has, transperce le couple de sa lance, ce qui arrête l'épidémie
Les quiz de la semaine
1. Que signifie exactement le mot « Témima » parfaite employé pour la vache rousse?
2. Combien de poils non roux disqualifient la vache rousse
3 Qu’arrive-t-il à une personne qui a)asperge b)touche c)transporte, les eaux lustrales (eaux mélangées aux cendres de la vache rousse)?
4. Comment Bilaam est-il mort (Parasha Pinhas)?
5. Pourquoi l’ange a-t-il tué l’ânesse ?
6. Quelle est le double sens de l’expression « Chetoum Haayin »(regard clairvoyant) ?
7. Quelles sont les 3 caractéristiques de Bilaam ?
Commentaire de la Paracha HUKKAT-BALAK
Texte: Bamidbar 19:1-25:9
Laa révolte des enfants d’Israël au désert de Zin, face au manque d’eau, marque un tournant dramatique. Ce n’est pourtant pas la première fois que le peuple murmure et s'en prend à ses dirigeants, mais la réaction de Moïse à Meriva est cette fois inédite et violente. Face à la énième contestation d'un peuple assoiffé, le prophète, habituellement si résilient, explose de colère, traite l'assemblée de rebelles et frappe le rocher par deux fois avec son bâton au lieu de lui parler.
Pourtant, une lecture attentive de la chronologie des événements éclaire d'un jour nouveau cette défaillance apparente : le récit de la révolte commence immédiatement après une mention brève mais capitale : la mort et l'inhumation de Miriam à Kadesh. La tradition rabbinique lie directement la disparition de la prophétesse à la crise de l'eau, expliquant que le puits itinérant qui suivait les Hébreux n'existait que par son mérite.
Mais au-delà du miracle physique de l'eau qui tarit, c'est un séisme psychologique et spirituel qui frappe Moïse. Miriam n'était pas seulement une prophétesse pour Israël ; elle était sa sœur aînée, celle qui avait veillé sur son berceau de roseaux sur le Nil, et celle qui avait permis sa naissance en convainquant leur père Amram de ne pas désespérer de l'avenir. La disparition de Miriam brise un équilibre vieux de quarante ans. Privé de ce pilier fraternel, Moïse se retrouve submergé par un deuil immense au moment même où la communauté lui réclame de l'eau. Sa colère et son geste impulsif contre la pierre ne sont pas le signe d'un manque de foi, mais le cri de douleur d’un homme profondément éprouvé, dont l'esprit prophétique a été momentanément obscurci par la tristesse. L'eau s'est arrêtée parce que Miriam n'était plus là, et la patience de Moïse s'est tarie en même temps que la vie de sa sœur.
L'histoire de Meriva nous rappelle que l’aveuglement de nos propres besoins nous fait souvent oublier la fragilité de ceux qui nous guident. La véritable maturité d’une communauté, comme d’un individu, commence le jour où l'on apprend à respecter la douleur de l'autre plutôt qu'à exiger qu'il soit infaillible.
d’après sources diverses
Commentaire de la Haftara HUKKAT-BALAK
Texte: Véhaya Chéérit Yaakov. Mikha 5:6 - 6:8
La haftara de cette semaine est tirée du livre de Michée, prophète qui, à une époque de bouleversements politiques et de dérive morale, délivre un appel vibrant à la justice sociale et à la sincérité religieuse. Dans le texte de la haftara, Michée commence par évoquer la puissance protectrice de D.ieu avant de basculer vers un réquisitoire où l'Éternel prend à témoin les montagnes face à l'ingratitude d'Israël. Rappelant la sortie d'Égypte, le prophète exhorte le peuple à se remémorer les miracles du désert pour raviver sa mémoire et sa fidélité, et formule cet avertissement solennel : « Mon peuple, souviens-toi donc du dessein qu’avait formé Balak, roi de Moab, et de ce que lui répondit Balaam, fils de Béor, de Sittim jusqu’à Guilgal, afin que tu connaisses les justices de l’Éternel » (6 :5). Ce verset s'inscrit comme la preuve ultime de la bienveillance de D.ieu, qui a transformé des malédictions imminentes en bénédictions.
C'est ce même verset qui est cité dans le Talmud, au sein du traité Sanhedrin (105b:6), dans un passage où les sages mènent, à partir des textes, une analyse psychologique approfondie du prophète païen Balaam. Le verset de Michée y est cité pour résoudre une contradiction fondamentale : comment un homme aussi méprisable et vil aurait-il pu détenir la connaissance du Très-Haut ? Les sages expliquent que le pouvoir de Balaam ne résidait pas dans sa grandeur spirituelle, mais dans sa capacité extraordinaire à capter l'infime instant précis où la colère divine se manifeste pour y insérer ses malédictions. Le texte montre ainsi que D.ieu a déjoué ce plan en refusant de se mettre en colère durant toute cette période, neutralisant la malveillance de Balaam pour protéger Israël de manière invisible.
Cela nous incite à réfléchir à l’importance des forces invisibles qui nous protègent. Nous sommes naturellement capables d’identifier l'action des événements visibles ou des interventions éclatantes. Pourtant, notre sécurité réside bien souvent dans ce qui ne se produit pas, dans le mal qui est silencieusement désarmé avant même de nous atteindre. Le deuil évité, la maladie qui ne nous a pas touchés, le piège contourné à notre insu sont autant de manifestations d'une grâce discrète que nous omettons de célébrer parce que nous n'en voyons pas les traces. Apprendre à connaître les justices de l'Éternel, c'est comprendre que notre survie quotidienne est un miracle silencieux. Cela nous enseigne à cultiver une gratitude profonde non pas seulement pour ce que nous recevons, mais pour toutes les tempêtes invisibles dont nous avons été préservés.
d’après sources diverses/
Réponses aux quiz
1. V19 :2.Parfaite-ment rousse (et non pas sans défaut, qui est précisé par la suite).
2. V19 :2. Deux poils non roux regroupés (et non pas dispersés).
3. V19 :21. a) reste pur b) lui mais pas ses vêtements deviennent impurs c) lui et ses vêtements deviennent impurs.
4. V22 :23. Il fut tué par l’épée, c’est pourquoi l’ange tenait une épée.
5. V22 :33. Car on aurait dit que l’ânesse a eu le dernier mot contre Bilaam. Or D-ieu a le souci du respect de la personne humaine.
6. V24 :3. 1) Oeil crevé. 2) Oeil (au singulier) ouvert. Ce qui implique bien qu’il était borgne.
7. V24.2. Le mauvais oeil, l’orgueil, la cupidité
